Le contexte
Une mère résidant outre-mer achète une maison de trois niveaux pour sa fille, étudiante. Très vite, un détail intrigue : un plancher qui n'est pas droit. Elle nous mandate pour expertiser le bien.
La découverte
Le vendeur, un particulier, avait maquillé une maison dont toute la structure avait bougé : isolation reculée d'une dizaine de centimètres, puis cloisons neuves parfaitement droites montées à l'intérieur — « un cube dans un cube » — à tous les étages. Seul le plancher, intrucable, trahissait l'affaissement. En façade arrière, nous mettons au jour une fissure traversante de 3 cm de large sur 7 m de haut : la maison se fend.
L'obstacle — et la méthode
Le voisin refuse l'accès à la façade arrière, indispensable au constat. Nous procédons dans les règles : courrier, lettre recommandée, puis huissier. Le constat est obtenu, la preuve est sécurisée.
La requalification juridique
Ce n'est pas un simple vice caché : le vendeur a sciemment dissimulé le désordre. Le dossier relève de la tentative d'escroquerie par manœuvres (maquillage intentionnel) — donc du pénal. Au regard du préjudice (≈ 190 000 €), l'affaire est orientée vers les assises. La mairie a pris un arrêté préventif (consolidation) ; la fille a dû être relogée. Dossier actuellement en procédure.