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Cipriani Expertise
Expert d'assuré · Paris
Incendie

Incendie locatif : la science contre une version de complaisance

L'assurance du locataire refusait toute prise en charge et tentait de reporter la faute sur la propriétaire. La reconstitution de la chronologie de l'incendie a rétabli la vérité.

Localisation
Hauts-de-France
Quart Nord-Est · anonymisé
Année
~2024
Type de bien
Logement en immeuble locatif
Prise en charge initiale
0 €
l'assureur du locataire refusait
Indemnité obtenue
12 000 €
+ responsabilité du locataire établie
Illustration — Incendie (visuel illustratif, non contractuel)
Cas réel, anonymisé conformément à notre déontologie. Visuel illustratif : pour préserver la confidentialité de nos clients, il ne représente pas le bien réellement expertisé.

Le contexte

Une propriétaire d'un immeuble composé de plusieurs logements loués nous appelle après l'incendie d'un appartement. Dans une chambre de 12 m² : deux radiateurs en fonte, des rideaux en polyamide juste au-dessus, une plaque chauffante et une bouilloire posées sur le radiateur. Rideaux, téléviseur, réfrigérateur, sol et fenêtres PVC : tout a brûlé.

Pourquoi faire appel à un expert d'assuré ?

L'assurance du locataire refusait de prendre en charge le sinistre, au motif que « ce n'était pas sa faute ». Le risque : voir le coût du sinistre basculé sur la propriétaire, pourtant étrangère à l'origine du feu.

Le coup de maître technique

Le locataire affirmait que le feu avait pris « tout seul » pendant qu'il était aux toilettes. Nous reconstituons la chronologie de l'incendie : il faut environ 6 minutes pour qu'un objet atteigne ~1 800 °C et commence à fondre, puis 60 à 90 secondes de réaction en chaîne. La combustion du polyamide dégage des fumées physiquement irritantes (yeux, voies respiratoires) : impossible de « ne rien sentir » dans une pièce aussi exiguë. Conclusion technique : un appareil a été laissé allumé alors que l'occupant avait quitté les lieux — un usage que le règlement intérieur interdisait.

Le dénouement

12 000 € sont obtenus pour la propriétaire, et la tentative de lui faire porter la responsabilité du sinistre est écartée, preuves techniques à l'appui.

«

Quatre-vingt-dix secondes, c'est long. Six minutes pour faire fondre l'objet, plus quatre-vingt-dix secondes : c'est très long. Cette version-là ne tenait pas.

— Christophe-Antoine Cipriani, expert d'assuré indépendant
Ce que ce dossier démontre

Un incendie ne se « raconte » pas : il se démontre. La maîtrise de la physique du feu — montée en température, cinétique de combustion, comportement des matériaux — permet de distinguer un accident d'une version arrangée, et de protéger l'assuré de bonne foi.

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